vendredi 31 décembre 2004, par Gogonne


Les poissons ont bien grandi (et même plus ...) et l’introduction de jeunes Aequidens rivulatus prévue au départ s’est révélé être une catastrophe : ils ont fini dans l’estomac des copains (enfin, si on peut appeler ça des copains !). Maintenant, avec les tailles atteintes par les autres, j’ai complètement renoncé à introduire de nouveaux poissons.
Heros notatus
J’ai dû les retirer, ils avaient bien poussé aussi mais n’arrivaient pas à se faire à des colocataires si remuants. En fait, sans démonter le bac, je n’ai réussi à en attraper que quatre et depuis qu’ils ont quitté ce bac, ils se sentent bien mieux et sont colorés. Avant, ils étaient toujours en coloration de stress avec les nageoires plus ou moins en bon état. Et en fait, c’est elles puisqu’il n’y avait que des femelles. Peut être que si un couple se serait formé, il se serait senti plus à l’aise pour tenir tête aux autres
Crenicichla proteus
Pour les Crenicichla proteus, c’est un peu la même situation mais je n’ai pas encore réussi à les attraper sans vider le bac (chose que je ne veux pas faire pour ne pas déstabiliser ce bac) Malgré un couple formé, ils ne tiennent pas non plus tête aux autres. Il en résulte des poissons gris, moins colorés que quand ils étaient jeunes. Il reste un mâle qui fait environ 15 cm pour une dizaine pour les 2 femelles restantes. Ils sont quasiment constamment cachés et ne sortent en gros que pour manger si ce n’est une petite ballade de temps à autre.
Caquetaia spectabile


Ils ont vraiment poussé aussi puisque les plus gros (des mâles ?) font facilement 25 cm et les plus petits environ 20 cm. Ils sont parfaitement à l’aise dans le bac, deviennent fous lors des distributions de nourriture mais pas vraiment castagneurs.
Comme vous pouvez le voir sur les la photo, ce sont de superbes poissons avec de magnifiques couleurs et des nageoire pelviennes très longues mais pas facile à prendre en photo, le jaune sur la gorge est correct mais le haut du corps parrait bien plus bleu qu’en réalité à cause du flash.
Les voir étirer leur gueule à la manière d’un Petenia est un spectacle qui n’est pas facile non plus à capturer sur une photo, dommage !
Astronotus ocellatus

Eux aussi ont énormément poussé mais il y a un hic : ils ont choppé des trous dans la tête. Ca a atteint des proportions que je n’avais jamais vues auparavant, leur creusant vraiment le museau et le front ainsi que le tour des narines (voir la photo plus bas).Sur les conseils d’un copain, j’ai pensé que la qualité d’eau (ce sont tout de même des sauvages) les mettait en situation de stress, ce qui les avait rendu vulnérable face à cette « affection ». J’ai donc décidé de faire des changements d’eau avec une bonne part d’eau de pluie et depuis, ça s’est nettement arrangé (comme on peut le voir sur les photo plus haut).
A part ça, ils font maintenant une vingtaine de cm et commencent à être beaux. Sur un fond jaunâtre s’étalent de grosses marbrures marron foncé presque noir, ils ont l’ocelle cerclé de rouge sur le haut du pédoncule caudal et quelques écailles oranges à la base de l’arrière de la nageoire dorsale et sur le ventre. Leur comportement entre eux s’est nettement amélioré et leurs nageoires sont maintenant impeccables. Avec les autres, rien à signaler.

Plusieurs fois déjà , deux individus se sont séparés du groupe, semblant nettoyer une zone toujours inaccessible à l’oeil avec les orifices de pontes saillants (ce qui semblent bien confirmer la présence d’un couple). Mais à chaque fois, je n’ai rien vu venir, pas même la défense de cette petite zone pendant quelques jours donc je pense que la ponte n’a même pas eu lieu (peut être là aussi, la qualité de l’eau). A suivre ...

« Cichlasoma » festae


Voilà les rois de ce bac ! La fois précédente, j’affirmais que j’avais 5 femelles certifiées et 2 jeunes indéterminés qui semblaient ne pas pousser. Depuis, j’ai réussi à me procurer un mâle sauvage. Il faisait 15-20 cm mais maintenant(pas encore réussi à en faire une photo correcte mais on le voit sur une des photo d’oscars), il en fait maintenant presque 30 mais ne s’est pas encore déclaré sexuellement. J’ai eu un peu peur en l’introduisant mais il fallait bien que je fasse quelque chose. En fait, tout s’est bien passé et il a grandit tranquillement. Plus il poussait, plus j’étais content, il était superbe, vert foncé avec des points bleus partout, une belle zone vert métallique sur les opercules.
Puis un jour, la plus grosse de mes femelles a commencé à changer de couleur, elle est devenue de plus en plus claire, tirant sur le jaune légèrement verdâtre. Le rouge s’est ensuite estompé, la tâche sur la dorsale a complètement disparu et maintenant, c’est un mâle ! Petit à petit, les points bleus caractéristiques des mâles de cette espèce sont apparus sur chaque écaille et dans les nageoires ...

Depuis, il se reproduit souvent avec une femelle (la femelle nà‚°1 de la photo), ils arrivent à garder leurs jeunes assez longtemps (un mois en gros) mais je n’en ai pas encore vu s’en tirer. Enfin, quand je dis « ils », c’est une façon de dire parce que le mâle ne s’en occupe pas beaucoup et laisse rapidement la femelle faire seule face aux autres. Il lui arrive même souvent d’aller pondre avec une autre femelle (celle de la photo nà‚°2) pendant que sa légitime garde les jeunes. Mais il revient toujours vers elle par la suite.
Je ne dis pas qu’il y a eu changement de sexe puisque je ne l’ai jamais vu(e) pondre avec certitude mais je trouve ça quand même étrange. Pourquoi un mâle, dominant du bac sans contestation, avec plein de jolies femelles avec lui a présenté des couleurs de femelles jusqu’à une taille de 20 bons cm ? Est-ce la stimulation du mâle sauvage qui l’a motivé ? (Pourtant il était jeune quand ma « femelle » a changé de couleur et il ne représentait pas une réelle concurrence pour lui je pense.) Y a-t-il eu changement de sexe d’une femelle dominante au milieu d’un groupe de femelle de son espèce sans mâle ? On ne le saura jamais mais je trouve ça troublant.
Scobinancistrus aureatus, Burgess 1994


Voici un superbe Loricaridé qui provient du Brésil (Altamira et Rio Xingû). Il est assez facile à se procurer mais à un prix exorbitant (au moins 50 € pour un spécimen de 4-5 cm) ce qui fait qu’on le voit rarement en magasin. Adulte, c’est un poisson qui atteint normalement 30 à 45 cm selon les sources (ce qui ne plaide pas non plus en sa faveur) mais la croissance semble assez lente. D’autant plus que ce genre de poisson met très longtemps à s’acclimater et à sortir en pleine journée. Même si les autres ne se sont jamais préoccupé de lui, il a bien fallu une bonne année avant que je puisse le voir en entier. J’ai trouvé le temps long à me contorsionner pour apercevoir furtivement un bout de nageoire m’assurant qu’il était toujours bien là pendant de longs mois. Actuellement, le mien atteint 12 - 13 cm environ.
J’en ai un autre qui grandi dans un 300 l en compagnie de poissons en grossissement, il s’est senti à l’aise bien plus vite, après tout de même quelques mois et bien qu’il soit arrivé à la même taille chez moi plus d’un an après, il a déjà quasiment rattrapé le premier en taille. Je pense donc qu’une acclimatation de ce genre de poisson est préférable en petit bac avec des poissons calmes.
Ils sont vraiment superbes lorsqu’ils sont jeunes le corps noir avec de gros points blanc crème et toutes les nageoires entièrement jaune orangé. En grandissant, les nageoires perdent leur belle teinte et deviennent de la même couleur que le reste du corps. C’est moins flashant mais ça reste quand même un beau poisson.
Pour finir, une petite précision, les Loricaridés ne sont bien sûr pas des éboueurs et ils ne sont pas tous des végétariens. Cette espèce est même plutôt carnivore (dans la nature, elle se nourrit principalement de vers). Chez moi, ils mangent comme tout le monde, un mélange congelé à base d’épinards, poisson et crevettes.
Squaliforma villarsi, (Là¼ther 1874)

Ce serait le véritable nom de ce poisson qui était précédemment Hypostomus villarsi ... Rien de nouveau, il vit sa vie et atteint 25 bons cm.